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Sherco passe à la vitesse supérieure

En ces temps nettement frappés par la sinistrose liée au virus, les bonnes nouvelles ne sont pas si fréquentes. Néanmoins,  du côté de chez Sherco, on affiche un grand sourire. En effet, avec un chiffre d’affaires qui a progressé de 20 % sur le second semestre, la firme gardoise a le vent dans le dos. Elle prévoit aussi de doubler sa production d’ici 2022. Et plein de beaux projets sont en cours de réalisation.

Comme par exemple la prochaine construction d’une unité de production destinée à fabriquer ses propres boites de vitesses. A lire ci-dessous l’article paru le 7 janvier dans Objectif Gard :

 

« Ce mercredi après-midi, l’essentiel des élus locaux était réuni chez Sherco, une entreprise nîmoise spécialisée dans la fabrication de moto « tout terrain ». Ce fleuron de l’industrie gardoise a été retenue par l’État pour recevoir une aide de 2 M€ afin de construire une usine de boîte de vitesses dans le cadre du plan « France Relance ».

Après avoir soutenu les collectivités et entreprises durant la crise sanitaire avec notamment le prêt garanti par l’État, le Gouvernement est désormais dans une logique de relance de l’économie. « Il s’agit de refonder la France et de lancer une dynamique pour les 30 ans à venir », résume Jean Rampon, nommé référent préfectoral dans le Gard concernant ce fameux plan « France Relance » qui prévoit la dépense de 100 milliards d’euros sur l’ensemble du territoire national d’ici le 31 décembre 2023.

 

Ce dispositif, financé à 60% par l’État et à 40% par l’Union Européenne, repose sur trois grands ensembles : la cohésion, l’écologie et la compétitivité qui vont recevoir chacune un tiers des investissements.

Deux millions d’euros pour construire ses propres boîtes de vitesses

 

Cette fois-ci c’est à Nîmes que l’on a retrouvé Jean Rampon pour annoncer que la société Sherco était lauréate du plan « France Relance » dans le cadre du soutien à l’industrie automobile. Pour son projet d’installer sa propre usine de fabrication de boîte de vitesses sur son site situé à Saint-Césaire, l’entreprise fondée en 1998 va recevoir un chèque de 2 M€ sur les sept nécessaires à la construction de cette unité. Soit l’aide la plus importante pour le moment dans le Gard concernant le plan « France Relance » permettant à Sherco de mener la course en tête pour faire référence à sa quinzaine de titres mondiaux obtenus en enduro et trial ainsi que ses différentes participations au rallye Paris-Dakar.

 

L’usine Sherco de Nîmes fabrique près de 50 motos chaque jour (Photo Corentin Corger)

Si environ 85% des composants des motos produites proviennent de pays étrangers, surtout européens, Sherco veut produire elle-même ce qui constitue les organes vitaux du véhicule comme le moteur ou le châssis. Une unité de production essentiellement robotisée, qui devrait entraîner la création d’une vingtaine d’emplois. Mais Marc Teissier, fondateur et président de Sherco, prévoit rapidement l’embauche de 30 personnes pour répondre à l’augmentation de la production. Car cette pépite nîmoise n’a pas été touchée par la crise sanitaire. Bien au contraire, son chiffre d’affaire de 2020 s’élève à 35 M€ avec 20% de croissance sur les six derniers mois.

9 000 motos produites chaque année et vendues dans 68 pays

 

« La covid a dopé les ventes. Le sport récréatif en extérieur est un secteur porteur même pour notre gamme premium. C’est un exutoire : plus il y a une crise plus faut évacuer la pression », analyse sereinement Thomas Teissier, 30 ans, directeur général, fils de Marc et dont la sœur Stéphanie (31 ans), s’occupe de la partie graphisme. Une entreprise familiale qui va devoir gérer une forte demande à venir, « il y a une prévision de 18 000 motos à produire pour l’année 2022, c’est deux fois plus qu’aujourd’hui mais on est outillés pour y répondre », confie Marc Teissier.

 

Thomas et Marc Teissier, respectivement directeur général et président de Sherco (Photo Corentin Corger)

Actuellement, 50 motos sortent chaque jour de l’usine nîmoise dont 70% des ventes sont réalisées à l’export dans près de 68 pays dont le dernier en date, le Venezuela. Une ambition sans limite pour cette entreprise dont le créateur ne réalise pas encore tout le chemin parcouru : « Je n’en reviens pas où on en est, c’est une belle histoire. Pourtant ce n’était pas gagné au départ. Je n’ai pas le bac et quand je me suis lancé dans la fabrication de motos on m’a pris pour un fou. La passion nous donne la force de résister. »

Père et fils réfléchissent déjà à la suite. D’ici quatre à huit ans Sherco veut se développer dans le monde de la route afin de diversifier son activité.. Près de 7 millions d’euros ont déjà été versés sur la partie compétitivité dans notre territoire et ce n’est pas terminé ».

Corentin Corger

 

Un tel dynamisme et une si belle (et plutôt rare !) réussite française méritent tous les encouragements. Alors un grand bravo à la famille Teissier et vive Sherco !!

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