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La naissance de Trial Magazine

La vraie petite histoire de ce magazine

Saviez-vous que Trial Mag aurait pu s’appeler Zone 0 ? Qu’il a eu des cousins en Espagne, Italie et Angleterre ? Que ce petit mag qui tirait à 10 000 exemplaires en 2003 est le point de départ d’un groupe de presse qui, aujourd’hui, publie plus d’un million d’exemplaires par an ? On vous raconte la vraie petite histoire de ce magazine qui était né pour rester sous le manteau…

 

Trial Mag 100
FLYER – C’est par ce fameux prospectus distribué à l’été 2002 que tout a commencé ! Au dos, le bulletin d’abonnement et le montant de 19 euros avec l’adresse personnelle de Philippe. Au retour des vacances, la boîte aux lettres dégueule de chèques !
 
 « Je voulais faire un magazine, un petit truc uniquement pour des abonnés » se souvient Philippe Benhamou. Contrairement à ce que vous racontait Charles, son fils, dans son édito du numéro 50 (pfff, quel amateur le rédacteur en chef de l’époque !), si le groupe de copains fondateurs provient bien du club trial des Raider’s de Versailles, Philippe a toujours imaginé un magazine sur le trial en général. Pas un simple fanzine du moto club.
 

Flyer partout, l’idée de génie

Philippe et l’un de ses quatre fils, Mickaël, sont pratiquants. Ce dernier se débrouille même pas trop mal et roule en Ligue et sur quelques championnats de France en S2. Philippe bosse dans l’édition, il édite avec un associé des livrets d’accueil pour des constructeurs de maisons individuelles et des maisons de retraite. 

 Les mauvaises langues diront qu’il y avait là une prédisposition toute trouvée pour parler à des vieux grincheux qui se disputent des pieds sur 15 m2 de cailloux ! José, Nanar, Philippe et Alain, ses potes du trial, s’en remettent à lui pour mener à bien leur projet de canard sur leur passion. Philippe entreprend une démarche commerciale en ce sens et se rappelle encore : « J’ai flyé (distribué des flyers, NDJ) partout. Sur les parkings des courses, aux gens que l’on croisait et à qui l’on expliquait notre démarche. »

Charles, l’aîné des quatre fils de Philippe, travaille à cette époque comme commercial dans l’accès au numérique chez Yahoo. Le premier géant du web. « Je lui ai dit de nous rejoindre et il a mis assez rapidement son petit grain de sel. Il a vraiment agi sur le mag au numéro 3. En tout cas, c’est à lui que l’on doit le nom de Trial Mag. Car moi, je voulais l’appeler Zone 0. J’avais en tête Zone 6, le magasin par où tout avait commencé en France. Pour moi, ce titre était suffisamment parlant pour les trialistes et reflétait le fait qu’à l’origine. Cela devait rester un épiphénomène de passionnés. Charles voyait déjà plus loin, il voulait que ça parle à un plus large public et il avait raison. »

 

« Quand le premier Trial Magazine est arrivé, nous on trouvait ça bien alors que c’était nul ! »

 

Trial Mag 100
CLAN – Toute la famille Benhamou en tournée promotionelle avec Camille et Philippe, assis au centre de leurs rejetons. En haut, Mika et Charles, aujourd’hui respectivement Responsable commercial et éditeur aux côtés de leurs parents. Family affair, comme on dit aux US.
Benhamou Family
Quasiment 20 ans après la photo sous la tente promo et presque les mêmes… avec une vingtaine de magazines à gérer en plus, moins de cheveux et quelques
kilos supplémentaires. C’est valable pour les trois hommes, pas pour la maman !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Charles, du haut de ses 20 ans, débarque comme un chiot dans un jeu de quilles. Et ne fait pas l’unanimité auprès de la bande des bénévoles des débuts. On les comprend. Lui le premier avec le recul, mais l’histoire lui donnera raison…

« L’idée de génie, c’est que sans trop savoir où ils vont, mon père dit tout de suite qu’il faut éditer un flyer et communiquer, reprend Charles. Ils partent en croisade avec Mika avant l’été 2002 sur des manifestations de trial. Au retour des vacances, on découvre des centaines de flyers avec les chèques qui les accompagnent pour s’abonner au prochain magazine de trial qui n’existait pas encore ! La boîte aux lettres est explosée. Le facteur avait même laissé un mot en s’excusant du fait qu’il n’avait pas réussi à tout mettre dedans. »

« À la rentrée, on en reçoit tous les jours et on se rend compte qu’il y a un engouement. On récolte mille chèques de 19 euros, le point de départ du truc. De là, mon père m’appelle un peu à la rescousse pour la pub. Je fais ça en parallèle de mon job. Et comme lui, je me rends compte qu’il y a un vrai phénomène. Au bout de quelques mois, j’arrête mon boulot et je me mets à vendre de la pub à plein temps pour Trial Mag. »

Retrouvez l’intégralité de l’article sur la naissance de Trial Magazine dans Trial Mag n°100 

 

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