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Essai Sherco 125 ST-F

Mèche courte !

Dérivée des inédites Sherco 250 et 300 ST-F apparues il y a un an, la 125 ST-F, commercialisée en ce printemps, se présente donc comme une nouveauté intégrale.

 

 

Elle profite des nombreux ajustements opérés sur ses grandes soeurs pour le millésime 2024. De quoi prétendre au trône de la catégorie ? Si vous aimez les pétards à mèche courte, c’est possible !

 

Poste de pilotage
Là aussi, on touche du doigt la perfection. Galbe du guidon, ergonomie et feeling des commandes, l’ensemble est idéal.

 

 

Après 10 années de gestation, on se doutait que les nouvelles Sherco ST-F allaient placer la barre très haut technologiquement. Et on peut l’avouer, on n’a pas été déçu en les découvrant la première fois, lors de leur présentation officielle organisée en préambule au Trial des Nations de 2022 à Monza. Tout chez elles suggérait le progrès et notamment leur moteur pesé à seulement 16 kilos, soit 4,5 kilos de moins que son prédécesseur ! Une prouesse technique qui a nécessité que les ingénieurs nîmois se grattent le cuir chevelu car cette cure d’amaigrissement ne résulte pas seulement de l’implantation d’une injection Loreada développée conjointement avec GET. C’est dans sa globalité que la conception du bloc innove.

 

 

On parle d’un seul arbre moteur au niveau de la boîte de vitesse, d’une pompe à eau intégrée au carter, de carters en magnésium entièrement redessinés ultra compacts, d’un vilebrequin allégé de 500 grammes, d’une pièce en polyéthylène placée entre le bas et haut moteur pour augmenter la pré-compression dans le bas du bloc… Que d’innovations qui expliquent l’effervescence ayant accompagnée la sortie de la demoiselle, même s’il est vrai que quelques soucis de fiabilité, notamment au niveau de l’injection, ont rapidement perturbée la première année de commercialisation de la bête et ternie sa réputation. Au point où il a fallu que la marque mette sur pied une task force pour se rendre chez ses concessionnaires afin de réaliser des mises à jour sur les machines vendues et en stock… Trop d’empressement ? C’est possible même si le constructeur nîmois préfère évoquer quelques défauts de jeunesse.

 

 

Sur le même moule que les grandes

 

 

Mais ne gâchons pas notre plaisir de voir débarquer pour le millésime 2024 la cadette de la famille. Une machine qui reprend forcément la partie-cycle et le bas moteur des 250 et 300 ST-F. Comme chez les autres constructeurs, ce sont le cylindre, le vilebrequin et la programmation électronique qui diffèrent sur le petit huitième de litre. Et pas qu’un peu puisque les côtes moteur évoluent radicalement ce qui change le type du moulin. Il était à longue course sur la 250 avec un alésage et une course de 73 mm par 60 mm, il devient de type carré puisqu’alésage et course passent à 54 mm, comme sur les TRRS et les Beta. Le vilebrequin est bien plus petit ce qui a nécessité de redessiner la pièce en polyéthylène chargée d’augmenter la précompression dans le bas moteur.

 

 

Mais c’est surtout la cartographie d’injection qui a demandé des heures de dur labeur. Il a fallu paramétrer les capteurs et redéfinir toutes les courbes d’allumages, l’injection s’ajustant selon la position du papillon des gaz. Notons que l’allumage propose une double étincelle pour des bas et mi régimes vaillants. A ce niveau, on notera que le millésime profite d’une palanquée de modifications, principalement pour résoudre les soucis de fiabilité rencontrés l’année dernière.

 

 

Sherco a ainsi optimisé le faisceau électrique, changé la pompe à essence, le connecteur de pompe, désormais en aluminium, la poignée de gaz pour gagner en précision, le dessin du kick ainsi que le pignon de kick (il est maintenant en en acier forgé), l’injecteur et le design du couvercle d’embrayage. Il est sensé être plus costaud. Toujours niveau fiabilité, le filtre à air, son support et la grille sont revus pour une meilleur étanchéité alors que le guidon Neken adopte un nouveau galbe pour un confort de pilotage optimisé. Bref, on le voit, Sherco a pris le taureau par les cornes afin d’éliminer les nombreux pépins ayant entaché la réputation des nouvelles ST-F. C’est qu’il ne faudrait pas que sa carrière commerciale en pâtisse à tout jamais…

 

Inserts en caoutchouc Sherco 125 ST-F
Les inserts en caoutchouc intégrés au cadre sont une bonne idée théorique. Mais ils n’apportent pas grand-chose en pratique…

 

En tout cas, c’est sur le circuit de Cornillon dans le Gard que nous avons pu tester la bête une pleine matinée, avec pour cette fois en guise de test-rider notre p’tit jeune à nous : Alex Desbouis. Un couteau suisse puisqu’il est à la fois notre community-manager et un ancien habitué du S2 !

Moteur : 
Cylindrée (en cm cube) : 123,7
Alésage x course (mm) : 54 x 54
Alimentation (mm) : injection électronique Loreada
Boîte : 5 rapports 
Démarrage : kick 

Partie cycle : 
Cadre : simple berceau tubulaire en acier
Fourche (mm) : Tech aluminium Ø 39, déb/deb. 165
Amortisseur (mm) : Reiger, 2 voies, déb. n.c
Freins à disque (mm) : 185/145

Mesures : 
Empattement (mm) : 1310
Garde au sol (mm) : 350
Réservoir (l) : 2,2
Poids constructeur (kg) : 66

 

 

Retrouvez l’essai complet de la Sherco 125 ST-F dans les pages de Trial Magazine #112. Disponible en kiosque et sur notre boutique en ligne. 

 

Retrouvez tous nos essais dans notre rubrique dédiée. 

 

 

Couverture Trial Magazine #112

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