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Achat d’une moto d’occasion, les points à contrôler pour réaliser une bonne affaire

Vous projetez d’acheter une moto d’occasion. Avant de conclure la transaction, prenez le temps d’effectuer quelques vérifications pour s’assurer d’un achat gagnant.

Découvrez les contrôles importants à réaliser pour être sûr de repartir avec une moto en bon état et de la payer au juste prix.

Est-ce que la moto correspond bien à celle décrite par l’annonce ?

Certains vendeurs trichent volontairement sur les informations qu’ils mettent dans les annonces. Le plus souvent, ils mentent sur l’année de mise en circulation et le kilométrage réellement parcouru pour faire croire aux acheteurs que la moto a encore peu roulé.

Pour éviter de tomber dans ce piège, réclamez la carte grise et vérifiez l’année de mise en circulation de la moto.

En ce qui concerne le kilométrage, les chiffres du compteur ne sont pas toujours fiables. Veillez à vérifier avec le carnet d’entretien si les révisions et les remplacements de consommables vous semblent cohérents compte tenu du kilométrage indiqué.

Avec ce document, voyez également si le vendeur a bien pris soin d’effectuer les entretiens périodiques requis pour maintenir la bécane en bon état.

S’il n’est pas en mesure de vous fournir le carnet d’entretien original, demandez à voir les factures d’achat de consommables et des opérations d’entretien.

Les papiers sont-ils en règle ?

N’oubliez pas de vérifier les numéros de châssis et de moteur de la moto. Assurez-vous qu’ils sont bien identiques à ceux indiqués dans la carte grise.

Des numéros qui ne collent pas peuvent signifier que la moto a été reconditionnée. C’est-à-dire qu’il s’agit d’une épave ou d’une bécane accidentée qui a été remise en état. Le vendeur doit pouvoir vous fournir les justificatifs correspondants.

Veillez alors à négocier le prix en conséquence.

Est-ce que la moto présente un bon aspect général ?

Moto sportive

Pour s’assurer d’acheter une moto prête à rouler, sans trop de frais à prévoir, soyez attentif aux signes qui révèlent des dommages cachés ou d’importantes usures qui risquent de vous coûter cher plus tard.

Voici quelques points essentiels à vérifier :

–          La carrosserie

N’hésitez pas à détailler le carénage pour déceler les éléments mal ajustés, les problèmes de fixation, les pièces réparées puis repeintes, les imperfections et les surfaces non lisses, les traces de chute, etc.

Repérez également les points de rouille. Sur les guidons ou les tubulures d’échappement, les chromes qui commencent à piquer se rattrapent assez aisément avec un coup de brosse, du vinaigre blanc et du bicarbonate de soude.

Des points de corrosion sur la chaîne ou sur le pot d’échappement révèlent en revanche un mauvais entretien de la bécane. Ces signes doivent vous alerter sur l’état des pièces moins visibles.

–          Le pot d’échappement

Examinez toute la ligne en détail pour détecter les éventuels points de rouille. Leur présence signifie que la pièce est usée et a besoin d’être remplacée.

Vérifiez également que le pot est homologué. C’est le cas notamment lorsque les inscriptions TP-SI sont bien lisibles.

Observez aussi la couleur des dépôts en fin de ligne. Des encrassements noirs ou blancs traduisent un problème de carburation. Ces dépôts doivent normalement être de couleur marron.

–          Les pneus et les roues

En plus de coûter cher, ces éléments garantissent votre sécurité. Assurez-vous qu’ils soient en bon état et vous permettent encore de parcourir de longues distances.

Pour cela, l’épaisseur de la bande de roulement doit dépasser celle du témoin d’usure. Vous pouvez aussi mesurer la profondeur des rainures. Assurez-vous qu’elle soit supérieure à 1 millimètre.

Ne manquez pas d’examiner les flancs des pneus. La présence d’entailles, de craquelures ou d’hernies est mauvais signe.

Pareil pour les roues et les jantes, assurez-vous qu’elles ne présentent aucune déformation. Faites-les tourner sur elles-mêmes pour détecter les éventuels voilages.

–          Le dessous de selle, sous le garde boue avant et le carter de boite

Les vendeurs prennent toujours soin de vous présenter une machine propre. Cet aspect général peut parfois être trompeur. Un regard sur ces parties cachées vous révélera s’il y a fuite d’huile ou non.

Ne négligez pas les traces de chute

Chute moto

Le choc occasionné lors d’une chute peut avoir abîmé des pièces importantes. Pour éviter de lourdes dépenses plus tard, prenez votre temps pour repérer les signes qui peuvent laisser penser que la moto a été malmenée.

Voici par exemple quelques indices qui permettent de savoir qu’une moto a déjà frotté le bitume.

  • Des traces de gravillons et des éraflures sur le cadre.
  • Des butées de direction endommagées ou des ergots manquants au niveau des tés inférieurs.
  • Le guidon qui arrive à toucher le réservoir lorsqu’on le tourne au maximum.
  • Un espace inégal sous le commodo lorsque le guidon est mis en buté.
  • Des traces de rouille à l’intérieur du réservoir.

Pour le cas particulier des petites cylindrées, faites attention aux traces de pare carter sur les points de fixation du cadre et au niveau du moteur. Leur présence laisse à penser que la moto provient d’une moto-école.

En effet, pour éviter les gros dégâts en cas de chute, chose qui arrive souvent avec les débutants, les moto-écoles équipent leurs machines de pare-carter.

Ainsi, ne vous fiez pas au jeune âge ou au faible kilométrage de ces motos, elles ont encaissé un bon nombre de chocs avant de se retrouver sur le marché de l’occasion. Elles peuvent réserver bien des surprises.

Bien sûr, ces détails ne doivent pas vous empêcher d’acheter la moto. N’hésitez pas toutefois à vous en servir comme arguments pour négocier le prix de vente.

Testez les éléments vitaux de la moto

Le moteur, l’embrayage, le système électrique, les freins et les amortisseurs, le kit-chaîne, prenez votre temps pour contrôler ces éléments un à un. Le dysfonctionnement de l’une de ces pièces peut entraîner de grosses dépenses.

–           Le moteur

Examinez bien l’ensemble du bloc moteur. Partez à l’affût des signes qui dénoncent des dommages ou un mauvais traitement pour ne citer que les vis manquantes et les fuites d’huile.

Moteur à froid, mesurez ensuite les niveaux d’huile et de liquide de refroidissement.

Puis, mettez le moteur en marche. Méfiez-vous si le démarrage traîne ou si l’échappement dégage une importante fumée noire ou brune.

Soyez également attentif au son du moteur. Tout bruit anormal comme les cliquetis et les claquements inquiétants laissent suspecter des dommages plus profonds.

–          Le système électrique

Les voyants lumineux du tableau de bord, les clignotants, le feu stop, les feux de route et de croisement, testez tous les équipements électriques pour voir s’ils fonctionnent correctement.

Assurez-vous également que la batterie est encore fiable. Examinez notamment l’état des cosses et du bac à batterie. La formation de poudre blanchâtre signifie que la pièce a besoin d’être changée.

Pensez aussi à effectuer une série d’appels de phares, moteur arrêté. Les changements doivent être instantanés. Le moindre retard traduit un problème de maintien de charge.

Une autre façon de tester la batterie consiste à allumer les phares. Si la lumière garde la même intensité pendant plusieurs secondes, c’est bon signe.

–          Le kit-chaîne

Un mauvais entretien de la chaîne peut causer de sérieux dommages.

Pour éviter les mauvaises surprises, examinez la chaîne sous tous les angles. Méfiez-vous en cas de présence de points durs ou de début de corrosion. C’est la preuve que la pièce a besoin d’être remplacée.

Vérifiez également la lubrification et la tension de la chaîne. Elle doit être ni trop raide ni trop molle. Un mauvais réglage peut endommager la pignonnerie. La facture qui en découle risque d’être salée.

–          L’embrayage

Un embrayage est défectueux quand il patine, broute, émet des bruits bizarres ou manifeste des faux points morts.

La vérification est simple sur les motos à embrayage par câble. Jetez notamment un œil à la longueur de la garde. Une mesure d’environ 10 millimètres est un bon signe.

Essayez également la poignée pour détecter les éventuels défauts de réglage ou de graissage. Voyez si elle fonctionne correctement.

Sur les modèles à embrayage hydraulique, seul un essai routier vous permettra de bien évaluer l’état de ce composant. Les décalages et les à-coups lors des passages de rapport traduisent un sérieux dysfonctionnement.

Cet essai routier est également l’occasion de ressentir la moto. Profitez-en pour tester le confort et le plaisir qu’elle procure.

Ces tests sont indispensables afin de juger l’état de la moto et d’éviter les ruses des vendeurs. Ils procurent aussi les bons arguments pour bien négocier le prix de vente.

Ils permettent d’identifier les pièces qui ont besoin d’être réparées ou changées très prochainement, et donnent une idée des dépenses à prévoir pour s’assurer de prendre la route en toute sécurité avec la bécane en question.

D’ailleurs, pour profiter de votre nouvelle moto l’esprit tranquille, une révision générale est vivement recommandée. Pour éviter les grosses dépenses, vous pouvez tout à fait opter pour des pièces d’occasion si le besoin s’y prête.

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