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Moto >> News
10 minutes avec... Alexandre Ferrer
Alex Ferrer, ici au Luxembourg, prend confiance au fil de la saison.
Posé, réfléchi et sympathique, Alex Ferrer a tout du jeune qui va bien. Victorieux de sa première manche de Mondial 125 cm3, il méritait bien qu'on lui passe un coup de fil.
Tout d'abord, bravo pour ta victoire de ce week-end. Peux-tu nous raconter comment ça s'est passé ?
Ca faisait déjà un petit moment que j'attendais cette victoire en Mondial. J'avais gagné deux fois en championnat d'Europe, mais jamais en Mondial. Honnêtement, je partais vraiment pour gagner, parce que je travaille dur pour ça. Je me suis dit « Il ne reste que 4 manches, il faut faire quelque chose ». J'ai roulé pour moi, sans m'occuper des autres, j'ai fait mon trial et ça a payé. Au premier tour, c'était serré, la concurrence était là. On était trois ou quatre dans les mêmes points. Je ne me suis pas affolé, je me suis laché et j'ai fait la différence au deuxième tour.
Justement, qu'est-ce qui a fait cette différence ?
Pffff, c'est dur à dire. Déjà, c'était un trial sur le sec, ce qui est un avantage pour moi avec mon style de pilotage. J'y suis bien plus à l'aise. J'ai commencé à ne plus me préoccuper des autres, à ne m'occuper que de mon pilotage et ça l'a fait.
Tu penses que tu as tendance à trop t'occuper des autres ?
Sur certaines courses, je pense. Tu te mets la pression, tu fais des grosses erreurs... Là, d'ailleurs, j'ai pas fait de grosses erreurs et c'est ça aussi qui m'a permis de gagner.
Comment se passe ta saison jusqu'ici ?
En championnat de France, ça a super bien commencé. L'avantage que j'ai en France, c'est que je suis dans ma première année dans la catégorie et que j'y vais juste pour faire de mon mieux, sans pression particulière. Je roule à mon niveau, pour me faire plaisir. En championnat du monde, ce n'est pas forcément plus dur mais je ressens plus de pression et donc parfois je fais des erreurs qui pénalisent. En championnat de France, je sais que le niveau est très élevé, donc je m'arrache et je me fais vraiment plaisir. Après, je suis parfois un peu handicapé par la 125 cm3, comme à Saint Michel de Maurienne où les zones étaient vraiment difficiles. J'étais content de faire deuxième. Maintenant, je sais que Laniel est fort, mais je l'ai déjà battu. On verra bien, tout va se jouer à La Châtre. En championnat du monde, ça a très très mal commencé au Luxembourg. Le terrain ne me convenait pas, j'étais à côté de mes pompes. J'avais de grosses ambitions sur ce championnat et je me suis mis une pression de fou. En fait, ça l'a pas fait du tout. Au fil des courses, ç'a a été de mieux en mieux. J'engrange de plus en plus d'expérience et ça se passe bien. Il faut que je fasse mes courses et les autres on s'en fout. Après, la semaine je travaille beaucoup, j'ai une motivation énorme pour la moto, je ne pense qu'à ça tout le temps.
Maintenant que tu as gagné, crois-tu avoir passé un cap mentalement ?
C'est positif, en tout cas. Quand tu gagnes des courses comme ça, tu sens que tu n'es pas largué par rapport aux autres. Après le Luxembourg, où je fais huitième, je me sentais à la rue, je me demandais si j'avais le niveau. Là, je sais que je l'ai, le niveau, et que personne n'est imbattable. Même Challoner, qui est un bon client, avec une grosse structure derrière lui, moi, Alex Ferrer, je suis capable de le battre. Je me suis mis trop de pression au début de saison, mais maintenant je me sens de plus en plus à l'aise et fort. Je suis entrain de prendre confiance en moi et c'est un gros point positif pour pouvoir faire de gros résultats.
L'année prochaine, tu seras Expert ?
C'est une question que l'on m'a posé plusieurs fois. Normalement, oui. Avant de penser à ça, je vais essayer de soigner ma course à La Châtre. Comme je suis assez grand et lourd, le passage aux grosses cylindrées ne devrait pas faire de mal.
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J'imagine que tu t'entraines déjà un peu en grosse ?
Pas du tout. J'ai pris la décision d'attendre la fin des championnats pour commencer à monter dessus. Je me plais pour le moment sur la 125. Le moment de rouler en deux et demi viendra, mais pas tout de suite encore.
En plus, tu as ton BAC à passer l'année prochaine ?
Oui, je passe un BAC Pro MEI (Maintenance des Equipements Industriels) l'an prochain. C'est dur de concilier moto et école quand tous tes adversaires ne font que du trial. Moi, je ne pense qu'à la moto tous les jours en allant à l'école, donc c'est pas évident à gérer. Mais il est vrai que ça serait dommage d'arrêter à un an du BAC, donc je m'accroche. Il faut aussi anticiper l'après-moto...
Un petit mot sur ton suiveur, qui est récent dans le « métier » ?
En fait, c'est mon beau-père Gil' qui me suit. Ca ne fait que deux ans qu'il fait de la moto mais il est vraiment de bon conseil et il a tout de suite compris comment ça marche. Il a son BE de foot et a entrainé des équipes, donc il connait bien le sport. On a bien bossé ensemble cet hiver et ça se passe super bien.
Tu veux finir par la liste de tes sponsors ?
Bien sûr, un grand merci à : Sherco, MP Diffusion, Horizon Motos, l'Equipe de France, FFM, Minerva, Clice, Shiro, Novogar, Neken, leplanimmobilier.com, Serviere Menuiseries, Team Zone, Michelin, la Région PACA, le département des Bouches du Rhône... J'espère que je n'ai oublié personne ! Merci aussi à ma famille, Thierry Michaud, Julien Piquet et Jérome Delair.
09/07/2008
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